Tout sur son oeuvre : Collection | CD |

dimanche 1 janvier 2012

POE, Edgar Allan – Le Mystère de Marie Roget

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 2h 4min | Genre : Nouvelles

« La première nouvelle du meurtre nous fut apportée par G…, en personne. Il vint nous voir le 13 juillet 18.., au commencement de l’après-midi, et resta avec nous assez tard après la nuit tombée. [...]

Il discourait longuement, et même, sans aucun doute, doctement, lorsque je hasardai à l’aventure une observation sur la nuit qui s’avançait et amenait le sommeil. Dupin, fermement assis dans son fauteuil accoutumé, était l’incarnation de l’attention respectueuse. Il avait gardé ses lunettes durant toute l’entrevue ; et, en jetant de temps à autre un coup d’œil sous leurs vitres vertes, je m’étais convaincu que, pour silencieux qu’il eût été, son sommeil n’en avait pas été moins profond pendant les sept ou huit dernières lourdes heures qui précédèrent le départ du préfet. »

Traduction : Charles Baudelaire (1821-1867).
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vendredi 29 avril 2011

The Raven (Le Corbeau)

mercredi 13 avril 2011

POE, Edgar Allan – Le Corbeau (Poème, Traduction : Rollinat)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 11min | Genre : Poésie

Les deux traductions en prose du Corbeau d’Edgar Allan Poe par Baudelaire et Mallarmé sont bien plus connues que celle en vers de Maurice Rollinat (1846-1903) auteur de poésies fantastiques et souvent macabres et pianiste connu pour avoir mis en musique des poèmes de Baudelaire.
Cette mise en vers du Corbeau respecte l’original tout autant que les traductions de ses illustres prédécesseurs.

« Lors, j’ouvris la fenêtre et voilà qu’à grand bruit,
Un corbeau de la plus merveilleuse apparence
Entra, majestueux et noir comme la nuit.
Il ne s’arrêta pas, mais plein d’irrévérence
Brusque, d’un air de lord ou de lady, s’en vint
S’abattre et se percher sur le buste divin
De Pallas, sur le buste à couleur pâle, en sorte
Qu’il se jucha tout juste au-dessus de ma porte…
Il s’installa, puis rien de plus. »

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dimanche 13 février 2011

Edgar Poe et la musique - La traversée des apparences

Les agents qui, au soir du 3 oc­tobre 1849, aler­tèrent un mé­de­cin sur le cas d’un homme gi­sant en proie à une crise d’éthy­lisme dans un bu­reau de vote de Bal­ti­more ne se dou­taient pas que le mal­heu­reux — admis à l’hô­pi­tal dans un état mo­ri­bond — lais­sait un hé­ri­tage dont les ré­per­cus­sions se­raient es­sen­tielles pour l’art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.

Après la mort du poète le 7, un cri­tique don­nait le ton : « Edgar Allan Poe est mort avant-hier, mais peu de gens le re­gret­te­ront... » Son œuvre ne de­vait ja­mais tout à fait se re­le­ver de cet ar­ticle as­sas­sin, et son sta­tut en pays an­glo-saxon est resté am­bigu. On y per­siste en effet à re­pro­cher à l’au­teur du Cor­beau la bi­zar­re­rie et les excès d’un style sou­vent porté au clin­quant et à l’ef­fet fa­cile.

C’est en France que s’est construite sa gloire : son œuvre a eu en effet la chance d’y trou­ver un pres­ti­gieux avo­cat en la per­sonne de Bau­de­laire, qui donna d’une bonne par­tie des contes et de quelques poèmes une ver­sion fran­çaise digne de l’ori­gi­nal, et qui se fit le pro­pa­ga­teur des idées es­thé­tiques et phi­lo­so­phiques de l’écri­vain amé­ri­cain. Mal­larmé et Léon Le­mon­nier ont par la suite fait d’ad­mi­rables tra­duc­tions des poèmes ...